Privacy-first ou data-first : l'IA nous force à choisir
Sébastien BLANC
il y a 1 jour, 8 heures
Depuis deux ans, on nous vend l'IA comme la clé pour personaliser à l'échelle et comprendre enfin le vrai ROI de chaque euro dépensé en marketing. Mais en 2026, on se heurte à une réalité moins confortable : l'AI Act s'applique depuis août, les guidelines RGPD sur l'intérêt légitime se finalisent, et les données first-party que tout le monde invoque restent fragmentées entre nos outils. On demande à nos équipes de produire plus de contenu, plus vite, tout en garantissant la conformité. D'un côté, les réglementations redéfinissent les règles du jeu économique ; de l'autre, l'IA générative et les attributions multi-touch promettent des gains masifs si on joue avec les data sans friction.
Ce que je vois sur le terrain ? Les directeurs commerciaux et marketing naviguent entre deux injonctions contradictoires. Accepter les limites que la conformité impose, c'est renoncer à de la performance. Négliger la conformité pour maximiser la data, c'est fabriquer du risque. Les outils se multiplient, mais beaucoup d'équipes ont toujours une vraie donnée client fragmentée, CRM, emailing, e-commerce, SAV qui ne parlent pas ensemble.
Ma question pour le cercle : comment vous pilotez cette tension au quotidien ? Avez-vous accepté que privacy-first ET performance soient possibles, ou estimez-vous qu'il faut trancher clairement entre maîtrise réglementaire et agilité ? Et plus précisément, comment vous mesurez vraiment l'impact de vos investissements marketing quand même vos données propres restent fragmentées ?